01.10.2009
Victor Hugo et le Pays Basque
Et l’antique tilleul sur cette antique église,
Comme pour l’embrasser au souffle de la brise,
Penchait ses longs rameaux dorés par le ciel bleu
Et j’avais le coeur plein de toutes les ivresses,
Car j’assistais pensif aux augustes caresses
Que la nature fait à Dieu.
St. Sébastien, 30 juillet 1843

Au bord des mers quand on sommeille
Tout caresse et berce l’oreille,
C’est le bruit du vent sur les flots,
C’est le bruit des flots sur les grèves,
On entend à travers ses rêves
Les chants lointains des matelots.
Pasajes, 6 août 1843
J’ajoute qu’ici un lien secret et profond et que rien n’a pu rompre unit, même en dépit des Pyrénées, ces frontières naturelles, tous les membres de la mystérieuse famille basque. Le vieux mot Navarre n’est pas un mot. On naît basque, on parle basque, on vit basque et l’on meurt basque. La langue basque est une patrie, j’ai presque dit une religion. Dites un mot basque à un montagnard dans la montagne. Avant ce mot, vous étiez à peine un homme pour lui. Ce mot prononcé, vous voilà son frère. La langue espagnole est ici une étrangère, comme la langue française.
Alpes et Pyrénées, 1843
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18.09.2009
ma maison
J'ai ma maison dans le vent sans mémoire,
J'ai mon savoir dans les livres du vent,
Comme la mer, j'ai dans le vent ma gloire,
Comme le vent, j'ai ma fin dans le vent.
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LANZA DEL VASTO
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07.09.2009
Nocturne

Je regarde les étoiles
au-dessus de mon cœur.
Les étoiles sont des arômes,
des noyaux d’arômes.
Je regarde la terre
pleine d’ombre.
FGL
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